Votre enfant vient d’avoir 18 mois et vous avez l’impression de ne plus le reconnaître ?

Il pleure davantage, se met en colère pour un rien, dit « non » à tout, veut tout faire « tout seul »… et, en parallèle, son sommeil se dégrade ?

Les couchers deviennent compliqués, votre enfant proteste au moment d’aller au lit, les réveils nocturnes se multiplient ou les matinées commencent beaucoup trop tôt…

Rassurez-vous : vous n’avez pas changé d’enfant !

Cette période peut correspondre à ce que l’on appelle communément la régression du sommeil des 18 mois. Elle peut être particulièrement déstabilisante pour les parents, car elle intervient à un âge où l’enfant traverse de nombreux bouleversements dans son développement.

La régression des 18 mois, qu’est-ce que c’est ?

Autour de 18 mois, votre enfant franchit une nouvelle étape importante de son développement.

Il développe son langage, son autonomie, sa personnalité et son envie de décider par lui-même. Il comprend davantage de choses, affirme ses préférences et cherche de plus en plus à exercer son indépendance.

C’est souvent la période du fameux :

« NON ! » ❌

Et du célèbre :

« Moi tout seul ! » 😭

Cette nouvelle autonomie peut s’accompagner d’émotions très intenses et parfois difficiles à gérer pour un tout-petit.

Or, toutes ces évolutions peuvent également avoir des répercussions sur le sommeil de l’enfant à 18 mois.

Quels sont les signes de la régression du sommeil à 18 mois ?

Chaque enfant est différent, mais plusieurs changements peuvent apparaître pendant cette période.

😴 Un enfant qui résiste davantage au coucher

Votre enfant peut soudainement ne plus vouloir aller au lit alors qu’il s’endormait auparavant facilement.

Il peut réclamer un autre câlin, une autre histoire, de l’eau, ressortir de sa chambre ou simplement répéter « non » lorsque vous lui annoncez que c’est l’heure de dormir.

Le coucher devient alors un véritable moment de négociation.

💔 Une angoisse de séparation plus importante

À 18 mois, la séparation peut être particulièrement difficile au moment du coucher.

Votre enfant peut davantage vous réclamer, pleurer lorsque vous quittez la chambre ou avoir besoin de vérifier que vous êtes toujours là.

Cette période peut donner l’impression qu’il est devenu soudainement très dépendant de votre présence.

🌙 Davantage de réveils nocturnes

Certains enfants qui dormaient bien commencent à se réveiller davantage pendant la nuit.

Ils peuvent appeler leurs parents, réclamer un câlin ou avoir besoin d’être rassurés avant de retrouver le sommeil.

🌅 Des réveils matinaux

Il peut également arriver que le réveil survienne plus tôt le matin.

Et lorsque les nuits sont déjà difficiles, ces réveils précoces peuvent rapidement épuiser toute la famille.

Pourquoi mon enfant change-t-il autant à 18 mois ?

À cet âge, votre enfant veut être autonome mais il n’en a pas encore les capacités émotionnelles.

Il veut choisir, décider, faire seul, mais il a encore besoin de vous pour réguler ses émotions.

C’est ce qui peut créer de véritables tempêtes émotionnelles.

Un refus qui semble anodin pour un adulte peut déclencher une énorme frustration chez un tout-petit.

Et lorsque votre enfant est fatigué, ces émotions peuvent être encore plus difficiles à gérer.

C’est pourquoi il est essentiel de ne pas considérer uniquement son comportement : la fatigue et le sommeil jouent également un rôle important dans son équilibre émotionnel.

Que faire face à la régression du sommeil à 18 mois ?

Cette période est temporaire, mais votre façon de l’accompagner peut faciliter ou, au contraire, prolonger les difficultés.

Voici quelques conseils pour traverser cette étape plus sereinement.

1. Préserver la sieste

À 18 mois, certains enfants commencent à vouloir supprimer leur sieste.

Ils peuvent protester lorsqu’on les met au lit en journée et donner l’impression qu’ils n’en ont plus besoin.

Pourtant, la majorité des enfants de cet âge ont encore besoin d’une sieste.

Même si votre enfant refuse de dormir, il peut avoir besoin de ce temps de repos.

Votre rôle de parent est de rester le garant de ses besoins physiologiques, même lorsqu’il exprime son désaccord.

Vous pouvez donc continuer à proposer un temps calme et une sieste, sans transformer ce moment en rapport de force.

2. Faire évoluer le rituel du coucher

À 18 mois, votre enfant n’est plus le même bébé qu’il y a quelques mois.

Son rituel du soir peut donc évoluer lui aussi.

Vous pouvez lui proposer des activités plus adaptées à son âge et surtout lui donner davantage de place dans ce rituel.

Par exemple :

L’idée est de lui permettre d’exercer son besoin d’autonomie dans un cadre que vous maîtrisez.

Votre enfant peut ainsi avoir le sentiment de participer sans pour autant décider de l’heure du coucher.

3. Poser un cadre clair et constant

À 18 mois, votre enfant teste naturellement les limites.

Ce n’est pas parce qu’il dit « non » qu’il faut dire oui à tout.

Au contraire, il a besoin d’un cadre prévisible et sécurisant.

Vous pouvez être ferme sur la limite tout en restant calme et bienveillant.

Par exemple :

« Je comprends que tu voudrais encore jouer. C’est difficile d’arrêter. Mais maintenant, c’est l’heure de dormir. Je suis là avec toi. »

Le message est clair : la limite ne change pas, mais votre enfant reste entendu et accompagné.

4. Rester calme pendant les tempêtes émotionnelles

Ce n’est pas toujours facile !

Lorsque votre enfant hurle, pleure, se roule par terre ou refuse tout, votre propre patience peut rapidement atteindre ses limites.

Pourtant, il a particulièrement besoin à ce moment-là d’un adulte capable de rester calme et sécurisant.

Vous n’avez pas besoin de faire disparaître immédiatement sa colère.

Vous pouvez simplement rester présent, mettre des mots sur ce qu’il ressent et maintenir la limite.

« Tu es très en colère parce que tu voulais encore jouer. Je comprends. Je suis là. »

Votre calme lui permet progressivement d’apprendre à réguler ses propres émotions.

5. Ne pas oublier que cette période est temporaire

La régression du sommeil à 18 mois peut donner l’impression que les bonnes habitudes sont définitivement perdues.

Mais ce n’est pas forcément le cas.

Votre enfant traverse une période de développement intense. Son comportement, ses besoins et son sommeil peuvent temporairement évoluer.

L’important est d’éviter de multiplier les changements ou de mettre en place des habitudes que vous ne souhaitez pas conserver sur le long terme simplement pour « survivre » à quelques nuits difficiles.

Restez cohérent, rassurant et constant.

Votre enfant a besoin de savoir que le cadre reste stable, même lorsque ses émotions, elles, sont très fortes.

Régression des 18 mois : faut-il laisser faire ou intervenir ?

Il ne s’agit ni de tout laisser passer, ni de vouloir contrôler chaque comportement de votre enfant.

L’objectif est plutôt de trouver un équilibre entre respect de ses émotions et maintien d’un cadre sécurisant.

Votre enfant peut être en colère.

Il peut ne pas être d’accord.

Il peut dire « non ».

Mais il peut aussi avoir besoin que vous lui rappeliez calmement les limites.

C’est justement cette combinaison entre bienveillance et cadre qui l’aide à traverser cette période.

Combien de temps dure la régression du sommeil à 18 mois ?

La durée peut varier considérablement d’un enfant à l’autre.

Certains enfants traversent cette période assez rapidement, tandis que chez d’autres, les difficultés peuvent s’installer davantage lorsque de nouvelles habitudes de sommeil ou de nouvelles associations se mettent en place.

C’est pourquoi il est intéressant d’observer l’ensemble de la situation :

Le sommeil n’est pas une question de « recette magique ». Il repose sur plusieurs éléments qui doivent être regardés ensemble.

Mon enfant de 18 mois ne dort plus : que faire ?

Si les difficultés de sommeil se sont installées, il est possible de retrouver progressivement un sommeil plus serein.

L’objectif n’est pas de demander à votre enfant de ne plus exprimer ses émotions.

Il s’agit plutôt de l’accompagner dans cette période de développement tout en conservant des habitudes de sommeil adaptées et sécurisantes.

Et parfois, lorsque les parents sont épuisés, avoir un regard extérieur permet simplement de comprendre ce qui se joue et de savoir par où commencer.

Besoin d’être accompagnée pendant cette période ?

Si votre enfant traverse actuellement une période difficile autour de 18 mois et que les couchers, les réveils nocturnes ou les réveils matinaux deviennent compliqués, vous n’avez pas à rester seule face à cette situation.

Dans mon accompagnement en tant que consultante en sommeil bébé et enfant, je vous aide à comprendre ce qui perturbe le sommeil de votre enfant et à remettre progressivement en place des habitudes plus sereines.

Mon approche est progressive, bienveillante et respectueuse de l’enfant, de ses besoins physiologiques et émotionnels.

L’objectif n’est pas simplement que votre enfant « dorme », mais qu’il puisse retrouver un rapport plus serein au sommeil et à son environnement de coucher.

❤️ Parce qu’un enfant qui dort mieux, c’est aussi des parents qui peuvent enfin retrouver des nuits plus apaisées.